SUR PLACE
Traverser la rivière et gravir le chemin menant au grenier
Ce qui se passe réellement une fois sur place — la traversée de la rivière, l'ascension à travers les ruelles du ksar jusqu'au grenier sommital, et les familles qui en font encore leur foyer.
Découvrez les excursions à Aït Benhaddou sur GetYourGuide ↗Deux villages, une rivière
La plupart des visiteurs arrivent d'abord au village plus récent, sur la rive opposée de l'oued Ounila, où se garent voitures et bus, et où une enfilade de petites boutiques, cafés et maisons d'hôtes accueille les excursionnistes d'un jour. Le ksar historique, lui, se dresse de l'autre côté de l'eau, sur la rive d'en face — un lieu véritablement à part, et non une extension du village moderne, ce qui explique précisément pourquoi il a conservé son apparence d'antan. La traversée de la rivière marque le véritable début de la visite. Le temps consacré à chaque rive varie selon les circuits — certains groupes s'arrêtent à peine dans le village moderne, tandis que d'autres prévoient une pause déjeuner ou une visite d'atelier artisanal avant ou après la traversée.
Traversée de l'Ounila
Une passerelle piétonne enjambe désormais la rivière la majeure partie de l’année, mais lorsque l’eau est basse, les anciennes pierres de gué du lit de la rivière restent praticables et certains visiteurs les préfèrent — c’est cette traversée à pied que tant de productions cinématographiques ont utilisée comme plan d’ouverture. Après de fortes pluies, l’Ounila peut monter et couler plus vite qu’il n’y paraît, aussi cette étape de la visite est-elle l’un des rares moments où il vaut vraiment mieux suivre les consignes de votre guide plutôt que de tenter un raccourci improvisé sur les pierres. Quoi qu’il en soit, la traversée est brève — une minute ou deux à pied — et ne constitue en rien un obstacle à votre journée.
La montée à travers le ksar
Une fois franchi, le chemin qui mène au ksar s'élève à travers d'étroites ruelles de terre battue entre les kasbahs, gravissant des marches irrégulières et des pentes polies par des siècles de passage, prenant un vrai dénivelé avant d'atteindre son terme. Ce n'est pas une ascension technique, mais elle est bien réelle — surfaces instables, soleil avec peu d'ombre sur la majeure partie du parcours, et suffisamment de marches pour que des chaussures fermes et robustes comptent bien plus ici que sur la plupart des sites patrimoniaux. Les guides adoptent généralement un rythme tranquille et marquent des pauses aux points de vue en montant. Les rampes sont rares, voire absentes par endroits ; toute personne ayant des difficultés de mobilité importantes a donc tout intérêt à interroger son guide sur l'itinéraire à l'avance plutôt que de le découvrir sur place.
Le sommet et sa vue
L’ascension se termine à l’agadir, l’ancien grenier fortifié tout en haut du ksar, et la récompense, c’est la vue : la vallée de l’Ounila qui s’ouvre en contrebas, les palmeraies le long des rives, le village moderne de l’autre côté de l’eau, et les collines nues des contreforts de l’Atlas au loin. C’est la photo classique d’Aït Benhaddou, et pour cause — depuis le niveau du sol, dans les ruelles, l’échelle du ksar et son cadre sont bien plus difficiles à saisir. De nombreux guides calent la montée pour que le groupe atteigne le sommet alors que la lumière éclaire encore joliment la vallée, plutôt que de grimper à la hâte pour redescendre aussitôt.
Les familles qui y vivent encore
Un petit nombre de familles — généralement estimé entre quatre et six foyers — vit encore à l’année dans le ksar historique, au sein de kasbahs dont leur propre entretien contribue à préserver la structure. Quelques-unes tiennent de petits étals vendant artisanat, textiles ou thé le long du chemin d’accès, une façon raisonnable de soutenir ceux qui maintiennent réellement le site. Comme pour tout site patrimonial habité, les règles de courtoisie habituelles s’appliquent : demandez avant de photographier directement les résidents, et considérez les ruelles comme un chez-soi, pas seulement comme un décor. Leur nombre s’est aminci régulièrement au fil des décennies, précisément le genre d’érosion lente que les travaux de restauration en cours du site tentent de contrer.
Au départ de Marrakech ou du sud
La plupart des lecteurs de ces lignes arriveront probablement pour une excursion d'une journée depuis Marrakech en franchissant le col du Tizi n'Tichka, car c'est de là que partent la grande majorité des circuits. Mais si votre itinéraire à travers le Maroc vous mène déjà à Ouarzazate ou plus au sud — peut-être au retour du désert — Aït Benhaddou constitue un détour court et facile depuis cette ville, sans la longue traversée de l'Atlas, et certains opérateurs basés à Ouarzazate proposent cette visite en demi-journée plutôt qu'en journée complète. Dans un sens comme dans l'autre, on aboutit au même passage de la rivière et à la même montée à travers le ksar — la seule véritable différence réside dans la distance à parcourir pour atteindre la rive proche.
Encore à hésiter entre les visites, ou sur le jour qui vous convient ?
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